Alimentation

Article très délicat à élaborer, car il ne se veut porteur d’un quelconque jugement envers qui que ce soit. Il est juste le reflet de prises de conscience personnelles au cours des années. Chacun agit selon sa sensibilité, et selon ce qui lui semble correspondre à sa vision de la Vie, du grand Tout.
La Tradition hindouiste accorde une importance extrême à tout ce que l’on mange, et à la manière dont la nourriture est préparée. Elle évoque notamment l’importance des pensées de celui ou celle qui prépare le repas. C’est vrai que la tarte aux pommes de la Mamie amoureuse de ses petits enfants est plus que succulente !
Des sages, et non des moindres, expliquent que lorsque l’on mange de la viande, on absorbe en même temps le stress, la peur de l’animal lors de sa mort. Indépendamment des toxines qui sont un poison pour notre corps.
Dans notre monde de sur-consommation, voulue et savamment orchestrée par les hommes politiques à renfort d’arguments fallacieux et par les lobbies, très peu de personnes peuvent se rendre compte de la chaîne de souffrance animale qui a fini par amener ce cuissot appétissant dans leur assiette, ou cette volaille alléchante. Et la plupart seraient incapables de supporter la simple vue des conditions dans lesquelles tous ces animaux sont élevés, tués, dépecés. Pour notre plaisir. Pour mourir un jour de trop manger, de mal manger, alors que des milliers de personnes meurent de faim au même instant.
Notre système digestif se rapproche le plus de celui du chimpanzé, qui se nourrit de 80% de baies et fruits, et de 20% de protéines (insectes). Mais nous avons pour la plupart fait le choix de nous nourrir comme des porcidés, qui se régalent de tout ! Et tant de publicités nous invitent à le faire.
Pour ma part, je suis incapable de tuer un animal pour le manger, et cela depuis tout stroumph, comme la plupart d’entre-nous d’ailleurs. Un jour, alors que je consommais encore de la viande, j’ai décidé de ne pas laisser les autres tuer à ma place. Je trouvais finalement cela assez illogique et peu courageux... Du jour au lendemain je n’ai plus consommé ce qui supprimait une vie animale. Et il n’y a dans cette démarche, vraiment aucun effort à accomplir, aucun sacrifice : on ne peut faire autrement, et la "tentation" n’a existé pour moi à aucun moment depuis ces dizaines d’années.

Tout récemment, je consommais encore un peu de lait, et mangeais du fromage. Car je me disais qu’on ne supprimait pas de vie en faisant cela. Et bien plouf... mauvaise pioche ! Je me suis retrouvé chez un ami éleveur de chèvres (elles sont bichonnées, câlinées..) pour donner le biberon aux chevreaux. Moments magiques, inoubliables, avec ces petits pitchounes et pitchounettes... Jusqu’au jour où j’ai appris que ceux que j’avais tenus pendant des heures dans mes bras, allaient partir à l’abattoir le lendemain... Je vous laisse imaginer ce que j’ai ressenti. Et la décision que j’ai prise.
Et oui, pour qu’une vache, chèvre ou brebis donne du lait, elle doit avoir chaque année un ou des petits. Et les éleveurs bien évidemment ne peuvent garder tous ces bébés, même si cela fend le cœur à certains de s’en séparer, je le sais. Donc ils vendent la plupart pour la viande. Les veaux et les chevreaux de lait sont très appréciés...
Je vous fais grâce d’évoquer les chevaux de course, l’abatage des dauphins, les poules en batterie, l’expérimentation animale, les animaux de cirque, de zoo, les chiens de chasse enfermés 9 mois sur 12, la chasse à courre...
Je crois profondément que toute la souffrance que l’on engendre, envers qui que ce soit, d’une manière ou d’une autre, individuellement ou collectivement, nous revient tôt ou tard. On ne peut plus dire aujourd’hui que l’on ne savait pas, tout fonctionne selon le principe de l’offre et de la demande, et c’est le comportement de chacun, individuellement, qui peut changer les choses collectivement. Ce n’est jamais aux autres de commencer, de faire, mais à soi !

A chacun ses choix, mais en respectant celui des autres, car nul ne peut prétendre être dans la vérité.


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